Notre-Dame de Kazan

 

Chemins de sainteté

Imprimatur
Malines, 10 mai 2002
Chanoine E.VAN BILLOEN vic.gén

 

Les chemins de sainteté passent dans l’évolution personnelle par des relais de lieux et de personnes.
Les lieux peuvent être des chapelles, des églises, des sanctuaires. Les personnes peuvent être des saints, des bienheureux, des communautés.
Ainsi nos chemins de sainteté s’articulent autour d’une tension de désir pour redonner un sens à notre vie. Ils peuvent devenir des chemins de paix.
Car saints nous le sommes dès le ventre de notre mère : « C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le ventre de ma mère. Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis : étonnantes sont tes œuvres, toute mon âme le sait. Mes os n’étaient pas cachés pour toi quand j’étais façonné dans le secret. » ( Ps. 138 (139), 13-15).
Le chemin de sainteté va rafraîchir notre existence, la placer sous un éclairage nouveau et dans des perspectives d’espérance.
Cet itinéraire est vu par saint Bonaventure sous trois voies: purgative, illuminative et unitive. Dans cette perspective, aller à Jésus par Marie ( "Marie conduit sur les chemins de vie", Le Livre d'or, 209, saint Grignon de Montfort) préfigure la voie proposée par Jésus, celle qui conduit au Père: "Je suis le Chemin , la vérité et la Vie".
Nous proposons trois grands thèmes de réflexion:

Un dernier point illustrera la montée de l’être vers la sainteté. Ce point portera sur le sens des lieux et des temps d’arrêts et de repos.
Les temps de haltes nécessaires pour le discernement et la récupération.
Des haltes qui seront des lieux et des personnes sacrées, relais pour chaque palier de notre ascension.
Pour ce dernier point nous avons choisi l'accompagnement des saints de Belgique. ( nous faisons référence au calendrier officiel des diocèses francophones et néerlandophones de Belgique pour nous aider.)

Le lieu du cœur :  le Sacré - Coeur de Jésus.

Prier avec sainte Marguerite Marie et la bienheureuse Mère Marie de Jésus

Sainte Marguerite Marie Alacocque de Paray- le- Monial nous est bien connue. Peut-être Mère Marie de Jésus nous l’est-elle moins.
Bienheureuse Mère Marie de Jésus Deluil- Martiny est née à Marseille le 28 mai 1841. Fille d’avocat, elle était parente par sa mère de la Vénérable Anne- Madeleine Rémuzat. Comme son arrière grande tante, elle devait être l’ardente apôtre de la dévotion au Sacré – Cœur.
La fondation de l’Institut que Mère Marie de Jésus réalisera ( Association des Filles du Cœur de Jésus), sera l’expression des désirs exprimés par Notre Seigneur à sainte Marguerite Marie à Paray – le- Monial.
Des circonstances providentielles feront de la Belgique le berceau de l’œuvre où Bienheureuse Mère Marie de Jésus est en rapport avec un pieux et savant Prélat, Monseigneur Van den Berghe .
Avec l’approbation de Son Eminence le Cardinal Deschamps, qui dès une première entrevue a nommé Mère Marie de Jésus « la Thérèse de notre siècle », cette dernière fonde la première maison de l’Institut des Filles du Cœur de Jésus à Berchem – Anvers, le 20 juin 1873. L’humble chapelle de départ deviendra le 17 août 1878, la basilique du Sacré – Cœur.
Mère Marie de Jésus a été béatifiée le 22 octobre 1989. Ce jour là, le Saint Père Jean – Paul II déclara : « Elle s’offrit elle-même au Seigneur, au prix de nombreuses peines et de purifications intérieures continues. En vérité, elle pouvait dire: « J’ai une grande passion pour Jésus…Sa vie en moi, ma vie en Lui. » De l’Institut, le Saint Père dira notamment : « Une vocation d’âmes consacrées à la contemplation. »
Bienheureuse Mère Marie de Jésus mourut assassinée le 27 février 1884.

Mère Marie de Jésus

Voici quelques textes de Mère Marie de Jésus

-Marie, dans l’incomparable mesure de sa sainteté et de son amour, a reçu du ciel le lys de sa Virginité, puis son Jésus, puis les âmes, chacun de ses dons augmentant la splendeur des deux autres. Vierge sans tache, Mère de Jésus, elle est devenue son Epouse sur le Calvaire pour y enfanter nos âmes et devenir notre Mère. Les âmes que Jésus aime d’un amour spécial suivent toutes ce chemin.
-En méditant avec plus de piété que jamais les mystères du Saint Rosaire, et en récitant les prières, nous accomplirons une des saintes œuvres de notre vocation… La dernière partie de la vie de Marie que nous honorons plus spécialement et que nous nous efforçons d’imiter.
-En invoquant Marie de nos lèvres, pendant que notre âme se rendra présente à tous ces divins mystères, nous lui demanderons d’intervenir en notre faveur et de parler à Dieu pour empêcher la ruine de son peuple.

-Allons à Jésus par Marie. Que cette divine Mère forme nos cœurs selon le sien, et qu’elle nous obtienne de connaître Jésus, d’aimer Jésus, d’imiter Jésus, et de devenir d’autres Jésus. C’est ce que nous lui demanderons avec d’humbles instances, en la suppliant en même temps de faire triompher dans le monde les intérêts de son divin Fils.
-Votre mission doit être une petite racine cachée en terre, foulée aux pieds, pas même visible ; et là, par vos sacrifices et vos actes de vertus, vous attirerez les grâces sur les âmes, comme les racines attirent la sève dans les arbres. Si l’on sort une racine de terre, elle se sèche ou se pourrit ; de même de vous si vous vous sortez de l’humilité, et de la douceur qui en est la forme extérieure.
-Fermez les yeux sur les voies par lesquelles le Seigneur vous conduit. Que tout en vous soit un échelon pour monter vers le Cœur de votre céleste bien-aimé. Votre unique affaire c’est la fidélité pas à pas... Sur le chemin, les obstacles deviennent des moyens où l’on s’oublie soi-même et où l’on a Dieu seul en vue.


Sur le Sacré-Cœur :

-Tout est si grand en Notre Seigneur Jésus-Christ qu’il semble vraiment que si l’on pouvait compter les battements de son Divin Cœur, chacun d’eux mériterait non seulement un hommage, mais un hommage spécial, car de chacun d’eux comme d’une source, s’échappent les eaux vives de la grâce.
-Le Cœur de Jésus est un abîme sans fonds dans lequel on trouve toujours de plus sublimes, de plus riches, de plus immenses trésors à mesure qu’on y pénètre davantage.
-Le Thabor a été un éclair dans la vie de Jésus: et la Passion douloureuse de son Divin Cœur, la passion intime, cachée, poignante, inconnue, martyrisante, a duré toute sa vie.
-O douce, divine blessure faire par la lance ! Elle a ouvert le chemin de l’abîme de l’amour ! Elle a déchiré le voile qui cachait le Saint des Saints, afin que les âmes puissent y pénétrer et s’y cacher à jamais.
-Jetons nos misères comme des pailles dans le foyer brûlant de son Cœur. Et puis prenons les sentiments, les intentions, les désirs de ce Cœur Sacré pour en faire nos sentiments, nos désirs, nos intentions.
-Il faut lever les yeux et les mains vers ce Cœur tout aimant et tout aimable d’où viendra la miséricorde et le secours. Ce Cœur Sacré ne méprise pas et ne rejette pas les enfants des hommes.


Sur la Vierge Marie :

-L’Immaculée Conception c’est le plus beau fruit de la Rédemption, c’est le triomphe de la grâce divine sur toutes les conséquences du péché originel dont la souillure n’a point atteint Marie.
-J’appelle Jésus dans ma pauvre âme où je prie la Sainte Vierge de lui faire un autel avec son Cœur Immaculé. Je reçois spirituellement Jésus, je lui rends toutes sortes d’hommages par Marie, je me donne à Lui par Elle…enfin je L’offre et Le donne par les mains de Marie à la Très Sainte Trinité et à lui-même, à toutes les intentions pour lesquelles Il ne cesse de s’offrir et se s’immoler.
-Vous savez ce qu’Elle faisait sur la terre : Elle offrait Jésus, et Elle s’offrait ; surtout Elle se laissait immoler.
-Comme vous, Marie a passé sa vie dans l’humble soin d’un petit ménage ; les travaux que vous faites, Elle les a faits; vos fatigues, elle les a connues; vos sollicitudes, elle les a eues, mais quelle perfection elle a mise dans tous ces actes qui semblaient si ordinaires, si simples A quel mérite elle s’est élevée !
-Allons à Marie. Qu’ils nous l’aimer cette Céleste Mère ! Qu’il nous faut l’honorer en l’imitant. Demeurons avec Elle dans le Cénacle appelant par son Cœur Immaculé l’Esprit- Saint dans nos pauvres âmes.
-C’est Marie qui nous mènera à Jésus, qui nous gardera autour de Jésus et qui nous offrira à Jésus. En allant à Marie comme à la meilleure des mères, nous irons à Jésus comme à notre unique et miséricordieux Sauveur.

Sur la confiance et l’abandon :

-La pauvre nature a des peurs involontaires, des hésitations involontaires, des calculs involontaires sur le possible et le probable. Mais qu’est-ce que cela ? un vent léger qui ride l’eau à la surface… Là-dessous, avec la grâce, l’eau profonde est calme et sans mouvement, et la volonté pleine de confiance et d’amour est ancrée dans l’océan de l’abandon à la toute puissance, à la sagesse, à l’amour du Cœur de Jésus.
-Que ce doux Jésus nous emploie, ou nous immole, amen, pourvu qu’Il se glorifie, soit en notre vie, soit en notre mort.
-Il faut laisser faire Notre Seigneur tout seul !
-Laissez faire Jésus : marcher derrière la grâce, jamais devant elle et avant elle.
-Laissons faire Jésus; et ne cherchons pas à savoir, ni à devancer, ni à deviner: fions- nous à l’Amour !
-Pourvu que Dieu soit glorifié, peu importe que ce soit par notre travail ou notre abjection, par notre santé ou nos souffrances, par la vie ou par la mort, pourvu que tout soit dans sa sainte volonté et que rien ne fasse obstacle à son action.
-Nous sommes trop portés à croire qu’un acte surnaturel est impossible tant que nous ne l’avons pas pesé, calculé, examiné humainement sous toutes ses faces. Un rayon de grâce suffit cependant: et ce rayon, ce ne sont pas les longs examens, les longues discussions, les calculs minutieux, les tergiversations de l’esprit humain qui l’obtiennent; c’est l’humilité, c’est le sacrifice, c’est la prière et la confiance qui le font descendre du Ciel.
 

Prière pour demander des grâces et la prompte canonisation de la Bienheureuse Mère Marie de Jésus Deluil – Martiny:

"O Jésus, Prêtre éternel, au nom de ton Sang divin répandu sur le Calvaire, au nom des larmes de Marie, Mère des Douleurs, protège notre Saint Père le Pape, répands une nouvelle effusion de grâces dans les âmes de tes Prêtres, rends vains les efforts des sectes, et faits que la Sainte Eglise soit victorieuse de tous ses ennemis.
C’est dans ce but que la Bienheureuse Mère Marie de Jésus, après s’être sacrifiée pendant sa vie, versa son sang, victime d’un anarchiste.
Cœur de Jésus, par l’intercession de la Bienheureuse Mère Marie de Jésus, accorde-nous la grâce d’imiter sa vie de don total , et la grâce de …si c’est pour ta plus grande gloire et le bien de nos âmes. Amen.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint- Esprit…( 3 fois)"


                                             
Le lieu du triomphe
: Le Christ–Roi.

Psaume 92

Le Seigneur est roi;
Il s’est vêtu de magnificence,
Le Seigneur a revêtu sa force.
Et la terre tient bon, inébranlable;
Dès l’origine ton trône tient bon,
Depuis toujours tu es.
Les flots s’élèvent, Seigneur,
Les flots élèvent leurs voix,
Les flots élèvent leur fracas.
Plus que la voix des eaux profondes,

Des vagues superbes de la mer,
Superbe est le Seigneur dans les hauteurs.
Tes volontés sont vraiment immuables :
La sainteté emplit ta maison,

Seigneur, pour la suite des temps.


Prier avec sœur Marie du Christ–Roi



Sœur Marie du Christ – Roi de son nom Olive Danzé, est née le 27 mars à Plogoff en Bretagne.
Notre Seigneur va choisir cette jeune fille pour être sa messagère. Elle deviendra la messagère du Christ – Roi.
Elle entre le 13 août 1926 au Monastère des Bénédictines du Très Saint Sacrement à Paris. Dans cette ville, sœur Marie fera construire une église qui deviendra un sanctuaire puis une basilique dédiée au Christ – Roi. Cette œuvre doit couronner l’œuvre du Sacré – Cœur de Montmartre par un aspect complémentaire: la basilique du Christ- Roi est construite face à Montmartre sur le Mont Sainte Geneviève.
Sœur Marie meurt le 02 mai 1968. Son corps repose dans son village natal.
Mais au cours de ses nombreux entretiens, Notre Seigneur lui avait confié de dire qu’il faudrait la prier après son départ pour le ciel, afin que la Sainte Eglise reconnaisse vite ce que Jésus a fait : « Je te donnerai, ajouta Notre Seigneur, le don de faire des miracles pour ceux qui le demandent par ton intercession, pour que tu sois plus vite connue. Quand le temps sera venu pour la consommation de ton corps, on l’exhumera et on te trouvera aussi fraîche qu’au moment de ta mort ».
Mais un sort incroyable allait être réservé au sanctuaire du Christ- Roi. Ce sanctuaire, construit pourtant avec la bénédiction des quatre Archevêques de Paris, allait être démoli le 02 février 1977.

Textes reçus de sœur Marie du Christ – Roi :
De la Vierge Marie :

O ma petite fille, prie pour ceux qui ne veulent pas croire à mon Immaculée Conception, ce grand mystère de l’Incarnation. Tous les ans mon chagrin se renouvelle. »
-Cœur très pur de Marie, ayez pitié de nous, purifiez-nous, fortifiez-nous, régnez sur tous les cœurs. Puis elle ajouta : « Je me montrerai à ta mère prieure et à ta mère maîtresse pour les encourager à travailler à l’œuvre de mon Fils. »
 

De Notre Seigneur Jésus-Christ:

-« Je désire et veux une belle chapelle pour honorer mon Divin Cœur, ce sera la chapelle du Christ – Roi, Prince de la Paix et Maître des Nations. Mon œuvre, c’est que mes enfants et toutes les nations M’adorent dans la Sainte Eucharistie, que je sois le Roi Vivant dans le Saint Tabernacle…Mon œuvre, c’est que ma chapelle soit construite sans tarder…Ma petite reine Je te l’ai dit, que personne ne pourra construire aucun bâtiment sur ma chapelle. Je te répète encore que le terrain me soit livré et soit gardé pour mon Asile. »
-« Mon Cœur n’est pas assez connu, assez aimé, ma Puissance n’est pas assez reconnue, mes dons sont méprisés, critiqués, cela peine mon Cœur. Encore une fois, Je laisse libre mes ministres; mais ils souffriront des fautes. »
-« Il n’y a plus d’œuvre à faire après ma Royauté, tout est complet, ma Royauté complétera ma Gloire. »

Tout ce qui arrive en ce lieu n’est pas fait pour rester caché mais il faut que les âmes sachent que Je ne suis pas venu pour rien: réclamer mon œuvre, dernière œuvre, ma Royauté, accomplir toute l’œuvre de mon Père que je n’avais pas encore achevé. »

Prière de sœur Marie du Christ – Roi

"O Jésus Christ – Roi, sur toutes les nations soyez aussi le Roi de mon cœur et de mon âme. O maître du ciel et de la terre, soyez Maître sur votre enfant. O divin Cœur de Jésus, je veux vous reconnaître pour ma demeure et faire mes délices de votre plaisir. Oui mon Jésus, vous êtes le vrai Dieu, le seul Dieu, Christ –Roi. O mon Jésus, infiniment bon pour les pauvres pêcheurs qui se tournent vers vous, montrez-moi votre Cœur, ouvrez-moi votre Cœur pour me cacher tout entière afin de ne plus voir que Vous seul. O Jésus, je veux vous aimer pour ceux qui vous outragent et vous méprisent dans la Sainte Eucharistie. Vous êtes méconnu, oublié, et bien mon Roi, je veux vous connaître et vous faire connaître aux âmes qui ne vous connaissent pas. Je crois, ô mon Dieu, que vous êtes réellement présent dans la Sainte Hostie, Vous êtes là vrai Dieu et vrai Homme."

 



Claire Ferchaux Sacré-Coeur de Loublande

L'image du Coeur broyé à cause de nos péchés a été peinte par soeur Claire Ferchaud en novembre 1916. (religieuse à Loublande)
Jésus lui a dit: C'est cette image qui doit sauver la France. Ce coeur sauvera la France en ramenant les coeurs ingrats à la pénitence... Que ce soit mon coeur triomphant, sans blessures. Car ce sera le moment de la résurrection , puisque j'aurai vaincu les coeurs"...
... "Je veux régénérer le monde par ce Coeur couvert de plaies... je ne viens pas pour mettre la terreur parmi vous, mais je suis le Dieu d'amour, qui pardonne et veut vous sauver tous."

 



                   Le lieu de l’Amour : Les Cœurs Unis de Jésus et de Marie : la petite Voie d’Amour

Traduction d’un manuscrit italien intitulé et édité : Se mi apri la porta….
-En choisissant la voie d’amour, on choisit la voie juste; et vous êtes sûrs de ne pas vous tromper.
-Dans la voie d’amour de Dieu on ne rencontre pas de dangers, il n’y a pas de tromperies, de subterfuges, de troubles ; tout est limpide et sûr.
-Confiance, confiance toujours, et tu verras que cette vertu donne des ailes pour voler vers la perfection et allume feu et force en de nombreuses occasions.

-Je suis toujours près de l’âme qui souffre; je suis maternellement empressé pour celle que je sais malade ; je suis le refuge du rejeté et de l’abandonné.
-Ne doute jamais de moi ; n’aie pas peur de moi après une faute. Je suis ainsi : là où il n’y pas volonté de faire le mal, je pardonne aussitôt et ne cesse jamais d’aimer. Je supporte tout, pourvu que vous m’aimiez.
-A l’âme faible, chancelante par infirmité physique ou morale, je ne refuse pas mon secours ; un seul regard d’imploration me fait le prévenant médecin de toutes ses infirmités. Je cherche ce rôle de miséricordieux infirmier. Je remercie les âmes qui recourent promptement à moi.
-J’ai mille chemins et mille raccourcis mystérieux pour conduire les âmes. Ma Sagesse infinie change en or très pur les pierres les plus dures. Va de l’avant avec confiance
-Dans la petite maison de Nazareth, la Volonté de Dieu fut accomplie pleinement. C’est pourquoi elle est devenue la Maison la plus sainte de toutes les générations.
-N’importe quel enfant est plus sage que toi : parce qu’il se reconnaît faible et incapable de marcher, il s’accroche à tout ce qui peut l’aider ; quand ensuite il est soutenu par sa mère, il est parfaitement rassuré. Imite-le par ta confiance en moi et en Marie qui est la plus tendre des mères.
-Tu désires parcourir la petite voie d’amour de la petite et pourtant grande Thérèse, et tu es encore toute préoccupations, pensées et anxiété. Tu es comme un roseau que le plus léger vent peut agiter et balancer.
-Il te manque cet amour qui résiste à toutes les vicissitudes, que rien ne peut diminuer ou détruire. Fais toi petite et humble et très simple en ma présence. Aie la foi : cette foi solide et douce qui n’a aucune arrière pensée, qui est victorieuse de tout jugement humain.
-Quand je me suis installé dans une âme, j’y travaille avec calme, silencieusement et sans me reposer un instant. Observe mon application continue au travail dans la petite maison de Nazareth. J’avais la possibilité de créer, de faire n’importe quoi en un instant. Pourtant, comme un artisan ordinaire, j’usais de tout le temps nécessaire pour chaque chose.
-Recommande toi à Marie ! Si elle a été ennoblie par la maternité divine, elle fut en tout comme vous. Conçue sans péché, elle connut les misères et les conditions inhérentes aux fils et aux fille d’Eve. Son expérience la conduisit au-delà des vertus vantées chez la « femme forte » de l’Ecriture. Je ne veux rien entreprendre sans elle. Fais de même !

   La  consécration

Consacrer nos vies , consacrer nos familles, passent par la consécration de nos racines et de notre pays, par les Cœurs de Jésus et de Marie.


Consécration
Définition :
Dans le dictionnaire Quillet de la Langue Française :
Action de consacrer. Se consacrer est « se dédier à » et par extension « se donner tout entier à ».

Dans les Ecritures :
Dans la racine hébraïque, « consacrer » débouche sur ce qui est pur, saint, déclaré saint. Mais il y a aussi l’idée de sanctuaire et d’être saint ( collectif). « Consacrer » c’est aussi ce qui sort du commun et donc ce qui n’est pas profane.
Lév. 21, 6 : Qu’ils soient saints devant leur Dieu.
Ps. 99, 9 : Par ce que l’Eternel notre Dieu est saint.
Ps. 46, 5 : Le saint lieu des habitants du Très-Haut.
Ac. 9, 13 : Seigneur, j’ai entendu beaucoup de monde parler de cet homme et dire tout le mal qu’il a fait à tes saints.
Ex. 19, 6 : Je vous tiendrai pour un royaume de prêtres et une nation consacrée.

Divers :
B. Elisabeth de la Trinité : Fais-moi trouver, Seigneur, la forme dans laquelle tu me veux sainte.
Marcel Van : Plus j’avance…plus je vois que la sainteté c’est une vie où il faut changer la tristesse en joie.

La consécration est la mémoire de la terre pour le Ciel et cette consécration de notre être ne peut passer que par le chemin que Marie nous demande de suivre avec elle.
Se consacrer est une action, c’est une dynamique individuelle, familiale ou groupale qui redéfinit un lieu de rencontre.
Ce lieu de rencontre est la coïncidence d’un espace et d’un temps qui nous transforme en maison d’or pour le Seigneur et ce haut lieu de notre être est le cœur.
Le Cœur, c’est le fondement même de l’Amour, il est une maison d’or sertie de différents joyaux : « Je vous conjure de faire votre demeure dans le Sacré- Cœur de Jésus ».( sainte Marguerite Marie à Paray – le- Monial).

Il y a le cœur laissé en héritage par nos parents ( sang, battements ) et le cœur à cœur ( généalogie, foi ). Mais au delà de cet héritage, c’est vers le plan indéfinissable des Cœurs d’Or dans l’union du Sacré- Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie que notre existence doit tendre.
Nous consacrer à ces deux cœurs, c’est réussir notre acte d’identité dans le Père et confirmer ainsi que notre pèlerinage a trouvé son sens.
Réaliser notre consécration, consacrer nos familles, consacrer notre pays, c’est finalement confirmer notre lien de la terre avec le Ciel.
Ce que nous avons reçu gratuitement du Père nous devons en témoigner en disant qu’il nous appartient de donner le Ciel à la terre. Un peu comme si nous étions garants du luminaire d’entrée de la Maison du Père sur cette terre.
Dans ce sens, notre consécration est missionnaire pour nous mêmes et pour les autres: "Consacre-les par la vérité: ta parole est vérité. De même que tu m'a envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient eux aussi, consacrés par la vérité." Jn. 17, 17-18.

Que notre cœur soit donc une église mariale continuelle faite de silence, de témoignage, de présence et d’amour toujours en marche vers Jésus.
Une église où mon identité est reconstruite et repeinte : Je sais, ici et maintenant ! Je suis fils de Dieu, frère de Jésus – Christ en Marie.
Et aujourd’hui, je peux chanter avec sainte Thérèse de Lisieux: « Dans le cœur de l’Eglise ma Mère, je serai l’amour…un cœur brillant d’amour. »







 



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